Bora Bora, jour 11

La nuit fut une nouvelle fois courte. Cette fois-ci, c’est la Lune qui m’a réveillé. En effet, notre bungalow est entouré fenêtres sans volets ni rideau épais. Ici, la Lune passe à la verticale de nos têtes et cette nuit, elle et s’est couché vers 3h00 du matin et est passé devant notre fenêtre, juste en face du lit. Mise à part cela, la nuit est très calme et reposante. On n’entend que les Alysées qui se glissent sous le toit et le bruit des vaguelettes sur la plage, qui se trouve à deux mètres de notre bungalow…
Aujourd’hui, nous devons faire le combo jet ski, repas au Bloody Mary et la nage avec les raies et les requins.
Après le petit déjeuner (café, chocolat, pain, beurre, confiture de banane, fruits), nous nous habillons pour la journée avec les vêtements pour se baigner. Nous embarquons sur le bateau de Michel et direction le quai du rendez-vous.


Nous arrivons avec un peu d’avance mais personne n’est là pour nous accueillir. Les minutes passent et toujours personne. Le fils de Michel arrive pour déposer un couple que Michel doit emmener sur un motu pour la journée. Le temps passant et ne voyant personne arriver, le fils de Michel appelle le prestataire qui lui indique que la sortie est prévue pour demain… A force de ne plus regarder la montre, nous avons oublié quel jour nous étions et visiblement, tout le monde s’est trompé sur la date aussi. En solution de contournement, nous décidons, maintenant que nous sommes sur l’île principale, d’en profiter pour faire le tour de l’île à vélo. Le fils de Michel nous propose alors gentiment de nous emmener à l’hôtel Maitai pour louer deux vélos à 500 cpf/personne pour la journée. De toute façon, nous souhaitions le faire. Les journées d’activité sont simplement inversées.
Au niveau des formalités, ils ne sont pas embêtants. Nous n’avons rien signé, ni rempli, aucun document. A priori, ça sera facturé sur la note de pension.
Nous voilà donc parti à vélo, chaussés comme si nous allions dans l’eau, et en maillot de bain.
Avec le grand vent qui souffle, il nous faudra quatre bonnes heures pour faire le tour complet de l’ile. Sur la route, nous pourrons nous rendre compte à quel point il n’y en a que pour le tourisme avec les nombreux hôtels. Mais, bizarrement, il n’y a que très peu de boutiques pour les touristes, si ce n’est les boutiques de perles au centre-ville. Mais c’est tout. Il n’y pas trop de côtes à grimper et les vélos sont très biens, malgré leurs selles qui font vraiment mal aux fesses ! Sur la fin du parcours, c’était un vrai supplice de remonter dessus !! Cela ne nous a tout de même pas empêcher de faire une bonne balade. La seule grande cote que l’on a eu a été faite à pied car c’était un peu trop physique à vélo.
Tout le long de la route, nous avons pu apercevoir les nombreux hôtels sur pilotis où les gens restent enfermés tout le long de leur séjour. Ces hôtels font tout pour les décourager de sortir en leur disant que les prix sont trop élevés, que les chiens sont méchants et surtout en leur mettant des prix de transfert vers les iles exorbitants ! Dans les plus grands hôtels, cela peut monter jusqu’à 1000 euros.
Concernant les chiens, on nous avait dissuadé avant notre départ de ne pas prendre de vélo à Bora Bora à cause des chiens errants. Nous avons tout de même pris les vélos et le moins que l’on puisse dire, c’est que de jour, les chiens sont peureux ! Ils s’enfuient quand on s’en approche. Donc de ce côté-là, la légende urbaine est totalement fausse, ou presque. On nous apprendra que c’est la nuit qu’ils deviennent très agressifs. De même, on dit que l’île, il y a beaucoup de touristes et là encore, ce n’est pas vrai. Nous n’avons croisé que très peu de touristes. Le peu que nous ayons vu, étaient au centre-ville. Sur le reste sur trajet, presque personne. Encore une fois, les touristes restent dans leurs hôtels.
Et enfin, pour ce qui est des prix, c’est là aussi exagéré. Nous avons acheté de l’eau sur dans une supérette, et c’était moins cher que sur Tahiti, pareil le snack. Là où ça doit être très cher, ça doit être dans les boutiques de perles mais nous n’y sommes pas allés.
Avant de rendre les vélos, nous nous sommes arrêtés sur la plus belle plage de l’île, la point de Matira, pour y rester un moment et en profiter pour se baigner. C’est en tout cas ce que nous a fait comprendre mon vélo qui a déraillé à cet endroit. L’eau y est très bonne et on y est vraiment bien dedans !
Ayant rendez-vous à 16h avec le fils de Michel pour qu’il nous ramène au quai, nous rapportons les vélos à l’hôtel qui n’est qu’à dis minutes. Comme nous avons un peu d’avance, nous allons nous rafraichir dans le bar de l’hôtel, où Matthieu, un ami de Mélanie, a travaillé quelques années. Le serveur, Patrice, nous confirme que c’est le bien le bon hôtel.
Chose qui nous parait étrange sur la plage de l’hôtel, c’est que les clients préfèrent tourner le dos la mer pour bronzer et profiter du soleil. Pourtant, la mer est très belle à cet endroit…
Quoi qu’il en soit, notre chauffeur est là donc nous allons le rejoindre, direction le quai. Nous attendrons un peu que Michel arrive avec nos voisins de faré pour les emmener à l’aéroport et nous montons à bord. Une fois cette course faite, Michel met plein gaz pour déjauger son moteur. Du coup, le trajet ne dure pas très longtemps.
Nous arrivons suffisamment tôt pour profiter du coucher de soleil et faire encore une fois le plein de photos. Le soleil une fois couché, nous attendons un peu avant d’aller dîner et refaire le monde avec nos hôtes.
Après manger, nous profiterons de la pleine Lune pour faire quelques photos en Full Moon et croiser les Bernard Lhermitte qui sortent une fois la nuit tombée.
Encore une belle journée à Bora Bora.

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