Huahine, jour 8

Endormi trop tôt, je me réveille bien trop tôt, vers 3h du matin. Ce fut long jusqu’à ce que Mélanie se réveille !
Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma mère. Je l’appelle alors vers 8h, 20h pour la France, pour lui souhaiter un joyeux anniversaire mais je ne reste pas longtemps. Le téléphone passe mal et coûte très cher.
Le petit-déjeuner se fait surtout la base de fruits : Coco, papaye, banane, etc…


Votre chauffeur est à l’heure, comme d’habitude. Direction le Tour de Huahine en pirogue à moteur. Pour toute la journée.

Au départ, nous ne sommes pas nombreux, à peine 12, sur un bateau qui peut embarquer environ 35 personnes. Manque de chance, nous avons été chercher un groupe d’Américains. Encore et toujours des Américains… cela me fait penser que ça devient très fatigant d’avoir des américains lors des excursions. En effet, les guides ont tendance à donner plus d’explications en anglais plutôt qu’en français. On s’en même qu’ils font la grimace quand ils voient que nous ne sommes que de français dans le groupe et qu’ils devront donner des explications à la fois en anglais en français. Ce qui devient rare, c’est qu’en métropole nous devons faire des efforts pour parler en anglais pour les touristes mais je m’aperçois qu’ailleurs c’est pareil. Les Français doivent toujours faire des efforts et les touristes étrangers n’en font aucun et tout le monde trouve ça normal. Moi, ça m’énerve !
Aujourd’hui, c’est un peu ça aussi, pour changer. On ne peut pas dire que les touristes américains ne se croient pas chez eux un peu partout. Ils ne disent même pas un bonjour en français.
Une fois tout le monde à bord, nous voilà parti pour le tour de l’île. Pour une fois, on ne sait pas trop ce qui nous attend est ce que l’on va voir. Pendant le tour, le guide s’arrêtera régulièrement pour donner des explications. Heureusement car par moment, le trajet en bateau est un peu long, souvent plus de 30 minutes. Les grands moments de la journée seront les suivants. Tout d’abord, une première baignade avec masque et tuba pendant un bon quart d’heure. Je n’ai pas pris mais pas moi car je ne savais pas qu’il y aurait cette activité mais ce n’est pas grave. Il y a tout de même pas mal de courant et nous n’avons pied presque nulle part. Mélanie est restée sur le bateau car elle n’est pas rassurée quand elle n’a pas pied. Moi non plus mais ici, l’eau est tellement sallée qu’on reste à la surface. Par moment il doit y avoir 3 mètres de fond. Les fonds sous-marins sont très sympas. Encore une fois il y a plein de poissons.
Passé ce moment de baignade, je remonte à bord ainsi que tous les autres et nous repartons. Le second long arrêt sera également pour une baignade en snorkeling, c’est une nage avec masque et tuba, mais cette fois-ci, sur 800 mètres ! Là, pour le coup, je ne suis pas sûre de moi mais l’équipage me dit qu’ils nous suivent avec le bateau et que si on veut sortir de l’eau, il faut juste lever le bras. Nous verrons bien… Mélanie ne va pas à l’eau qu’à ça semble quand même un peu compliqué pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude. Pour ma part, ce n’est que la troisième fois que je nage avec un tuba, les deux autres fois ayant été sur les autres îles.
Je me lance dans les derniers. Presque tout le monde a des palmes. Je suis le seul pieds nus…
On nous avait prévenu qu’il fallait se laisser porter par le courant. En effet, il y a pas mal de courant et on avance très vite. Sans palmes, je ne peux pas faire du surplace alors à la moitié du parcours, je me retrouve en tête du groupe. Arrivé un poteau, on devait en atteindre trois, je me retourne et regarde un peu autour de moi. Là, qu’est-ce qui enlève le bras et le guide de lui dis que nous ne sommes pas au bon poteau. Ce n’est que le deuxième. Reste à faire la dernière portion, la plus longue. Par moment, j’avoue qu’on se trouve un peu seul au monde mais ça se passe bien. Le décor en dessous de l’eau est fabuleux et c’est un vrai régal de flotter à la surface d’une aussi belle et si riche. Je regarde quand même souvent s’il n’y a pas de requin dans le coin. Par moment je pense qu’il y a plus de 5 mètres de fond. Moi qui ne suis pas un grand nageur, ce n’est pas toujours rassurant. Arrivé au bout, après 800 m de dérive, il faut se rendre au bateau qui est non loin de là mais sans palme, le trajet est assez fatigant il faut faire un dernier effort pour nager un peu à contre-courant pour rejoindre le bateau. Pas mécontent d’être remonté ! Celle nage était tout de même vraiment bien ! Un grand souvenir !
Avant d’aller manger, nous allons visiter une petite ferme perlière où on nous expliquera comment sont greffés les huîtres. En fait, il faut je ne sais pas combien d’huîtres nécessaire afin d’en greffer une seule. Un vrai carnage pour les huîtres. Si la Grèce a prise, ils changeront le greffon tous les ans et demi pour en mettre un plus gros. Ça peut aller jusqu’à 4 fois mais c’est assez rare.
Les explications données, on fait un petit tour à la boutique mais on s’aperçoit vite que les prix ne sont pas les mêmes qu’à Papeete ! C’est nettement moins cher. Un petit souvenir acheté pour Mélanie nous repartons.
La prochaine étape est le déjeuner. Nous mangerons au bord d’une plage, les pieds dans l’eau. Très jolie… Avant de manger, nous aurons droit à un ou plusieurs verres de punch, très bon, une démonstration de préparation de poisson cru à la tahitienne, thon rouge citron, lait de coco, sel et légumes et le tour est joué. En fin de repas nous aurons une démonstration d’ouverture de noix de coco. Pendant le repas, de nombreux poisson nous passerons entre les jambes. Pour les attirer, il suffit de leur donner un petit bout de pain et on se retrouve vite avec une cinquantaine de poisson autour des jambes.
Manger les pieds dans l’eau d’un lagon bleu turquoise encore mieux que dans les cartes postales, c’est le pied !
L’après-midi, nous avons fait une longue route en bateau est la destination où nous allons tu es ma grande hantise depuis que nous avons préparé ce voyage, à savoir nager avec les requins. Là je ne rigole plus trop. Arrivé à l’aquarium, c’est comme ça qu’il l’appelle, on monte sur une barge et là nous voyons tous les requins. Le spot est dans le lagon ils ont aménagé un petit peu le site pour que les gens puissent s’accrocher car en plus d’y avoir des requins, il y a pas mal de courant. Je suis allé dans l’eau dans les derniers mais il a fallu que je pose le cerveau que je ne me pose pas trop de questions. Je me suis simplement dit qu’il fallait aller dans l’eau. Tout de suite, je vois qu’il n’y a presque plus de place sur la corde qu’ils ont mis en place. Je vais donc au bout. La dernière personne à se rendre à l’eau après moi a raté la corde alors je lui dis de s’accrocher à moi et je l’ai tiré jusqu’à la corde. Sacré courant ! Et en pieds nus en plus, je faisais très attention à ne pas mélanger avec le corail. Pas envie d’être tirer les requins à moi ! Je passe enfin la tête sous l’eau et là je vois des requins partout, attirés par Claude, le spécialiste visiblement. Il m’apprendra plus tard que c’est un petit militant des Sea Chepard. A l’entendre parler des requins, il a l’air d’en connaître un rayon et de bien maîtriser le sujet. Heureusement car c’est lui qui attire les requins ils sont souvent collés à lui. Pour les éloigner, il donne des grandes claques dans l’eau. Par moment je me retrouve avec des requins qui me regarder continue la route tranquillement. Mélanie, qui est resté sur la barge avec d’autres personnes, me dira qu’il y en a trois qui me sont passés derrière, tout près. C’est sûrement ça que j’ai senti me toucher la jambe mais je n’ai pas voulu me retourner sur le coup, et c’est tant mieux !

C’est vraiment impressionnant même s’ils ne font que 2 mètres 2 mètres 50, ils sont tout de même une trentaine. Au bout d’un moment, je fini par sortir de l’eau. Je suis surpris d’être loin d’être le premier à sortir. Je ne suis donc pas le moins courageux sur ce coup-là. L’adrénaline m a quand même un petit moment à redescendre et Mélanie m’annonçant les requins qui me sont passées derrière ne l’auras pas. Ce fut, je pense, une des choses les plus folles que je n’ai jamais faite, surtout que j’ai une grande peur des requins. Mais là, je peux le dire, je suis fier de moi pour cette journée !
De retour à la pension, la douche fera le plus grand bien. Le coucher de soleil passé, nous attendons avec impatience Le Festin qu’Alex nous a préparé. Et comme d’habitude, nous n’avons pas été déçu !

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