Huahine, jour 9

Encore une nuit bien chaude sur Huahine. Il faut dire que la moustiquaire y est pour beaucoup et à choisir entre ça et les moustiques, les guêpes qui sont beaucoup plus grosse que chez nous mais moins agressive, notre Nono, le choix est vite fait ! Aujourd’hui, c’est journée repos. Le matin nous allons faire une petite balade en canoë, chacun le sien. Michelin imité par nos voisins, Didier et Marie-Pierre qui, eux, prendre un canoë double.
En commençant, nous pensions que l’eau était marron devant la pension certainement dû à la mangrove. Mais pas du tout, en s’approchant, on voit vite que l’eau est claire mais c’est le sable qui est marrant à cet endroit de l’île.


Nos Canoës à l’eau, nous partons. Au bout de 5 minutes, demi-tour. Mélanie a oublié la crème solaire. Je me dépêche donc de ramener pour retourner au bungalow.
Une fois remis à l’eau, je rejoins Mélanie et nous voilà partis pour de bon. Mélanie n’étant pas rassurée sur l’eau, on reste là où nous avons pied. Voyant au bout d’un moment que Didier et Marie-Pierre s’aventuraient dans l’eau beaucoup plus profonde, nous apprendrons qu’il y avait à peu près 60 mètres de fond, nous nous y sommes essayé pour voir si Mélanie n’avez pas trop d’anxiété. Visiblement elle a pris son courage à deux mains et c’est lancé. J’avoue que ce n’était pas très rassurant pour moi non plus. L’eau était d’un bleu assez foncé. Pendant la traversée pour nous rendre sur le motu qui devait se trouver à deux ou trois kilomètres je pense, difficile de déterminer la distance en mer. Je n’ai rien vu passer dans l’eau, pas un seul poisson. Pendant tout ce temps, il faut dire que je veillais sur Mélanie et allais à son rythme. Au bout d’une bonne grosse demi-heure je pense, nous sommes enfin arrivés sur le motu, ou du moins sur les eaux turquoise qui entoure le motu. J’ai bien senti que Mélanie allait mieux ! Après avoir déposé le canoë à côté de celui de nos compagnons de route, nous avons visité se motu privé. Une chance pour nous, il n’y avait personne. Du moins les occupants avaient dû partir beaucoup plus tôt car il y avait un tas de déchets verts qui se consumait. Des feux de déchets verts, on en voit partout sur l’île.
Sur le motu, il y avait deux ou trois cabanes en bois, un ponton pour accoster avec le bateau et même des commodités. On sent bien que tout ça n’est pas tout jeune mais ça c’est Robinson. Le décor y est en tout cas très beau. Encore une belle découverte et un bon spot pour les photos.
Après l’effort, place au réconfort, baignade ! Nous sommes quatre personnes sur le motu et autant dire qu’il y a de la place pour tout le monde, sachant qu’il doit bien faire deux ou trois cents mètres de large et un peu moins en profondeur. Idéal pour se baigner en amoureux ! Dans la partie turquoise de l’eau, celle-ci est peu profonde. On peut aller assez loin du bord mais ensuite, ça descend très vite.
Passé ce petit moment calme, il faut retourner à notre pension. Après avoir donné quelques conseils à nos compagnons et après avoir pris le temps de ranger mes affaires et de remettre de la crème solaire, en route ! Cette fois-ci, je trouve le trajet plus difficile car il y a pas mal de vent, ce qui crée une mini houle qui, en canoë, ne facilite pas la tâche, surtout avec un vent de face.
Avec cette foule, le canoë se remplit d’eau, ce qu’il l’alourdit et il faut donc ramer plus fort. Pour ma part, j’ai trouvé le retour très long et pénible. N’ayant pas pris de montre, je ne sais pas quelle heure il est…
À notre arrivée, Didier nous indique que le retour a duré 45 minutes. 45 minutes dans ces conditions, je trouve ça pas mal pour des vacances ! Enfin, je range le canoë et allons nous rincer pour ensuite aller manger.
Concernant l’après-midi, Didier et Marie-Pierre ont loué une voiture jusqu’au lendemain et nous ont très gentiment proposé d’en profiter avec eux. Nous leur avons proposé dans ce cas-là de partager les frais de location mais ils ont refusé. C’est un peu gênés que nous acceptons mais pour les remercier de leur offrirons un coup à boire le soir, c’est le minimum que nous puissions faire !
En attendant que le loueur vienne chercher tout le monde, repos jusqu’à 16h. Ça ne fait pas de mal de se poser de temps en temps.
Une fois la voiture en notre possession, nous partons tous les quatre faire un petit tour de l’île. Nous avons un peu moins de deux heures devant nous et vu la taille de l’île, ça laisse le temps de faire une bonne balade. Après quelques kilomètres, petit souci. Le pare-brise est très gras et quand nous avons le soleil en face, on ne voit absolument plus rien, à tel point que Didier s’arrête à plusieurs reprises sur la route. Dans le lave-glace de la voiture, il n’y a que de l’eau et le garage qui loue la voiture est déjà fermé. On essaye finalement de nettoyer le pare-brise avec du produit pour se laver les mains et ça a l’air de fonctionner. Nous partons donc sur la route. D’ailleurs, pendant que nos compagnons de route récupéraient leur véhicule, nous en avons profité pour aller retirer un peu de liquidité pour être tranquilles en arrivant à Bora-Bora le lendemain.
En chemin, nous irons voir les anguilles sacrées à yeux bleus. Elle se trouve dans un tout petit village où les habitants nous indiquerons où se situent les anguilles. Au niveau du décor, ça ne fait pas vraiment rêver. C’est dans une espèce de rivière tout bétonner sont beaucoup d’eau. Un petit peu plus loin, on aperçoit les fameuses anguilles. En fait, elles sont beaucoup plus grosses que je ne m’y attendais. Coucher de soleil 03181Elles doivent bien faire dans les un mètre 50 et grosses comme mon bras. Maison en effet des yeux bien blanc. Il me semble que les Polynésiens n’ont pas le droit d’y toucher. Je me demande de quoi elle peut bien se nourrir car il n’y a pas beaucoup d’eau et sont les unes sur les autres.
Sur la suite de notre route, nous nous arrêterons sur une plage où il y a de nombreux Maraes. C’est un très bel endroit. Ayant perdu pas mal de temps à essayer de dégraisser le pare-brise, le soleil se couche presque déjà donc nous allons profiter de notre dernier coucher de soleil sur Huahine. Encore un très beau coucher de soleil avec en toile de fond les île de Raiatea et Tahaa et le soleil qui se couche derrière Raiatea pour clôturer cette journée.

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