Tahiti, jour 14

  Mes impressions sur cet hôtel étaient les bonnes, ce n’est vraiment pas pour moi. Depuis notre chambre, si grande et moderne soit-elle, est mal isolée de la rue. On entend les voitures passer. Même ici je me réveille à 6h du matin. Quant au petite déjeuner continental, il est clair que ça n’a rien à voir avec les petits déjeuners dans les pensions. Mini chocolatine, pas de baguette de pain, pas de fruits frais découpés spécialement pour nous, des croissants dures. Bref, le personnel est très gentil et (trop) serviable. Ce n’est pas pour moi.
Nous avons loué une voiture pour la journée et celle-ci nous sera apportée à 10h. donc nous avons jusqu’à cette heure-ci pour nous promener en ville. Direction le marché pour acheter des souvenirs et nous irons faire un tour sur le front de mer.


J’avais oublié à quel point il faisait lourd à Papette. Sur le front de mer, j’aperçois quelque chose que Mélanie rêvait également de voir depuis longtemps, L’Aranui III. Le fameux bateau qui fait le lien entre chaque îles pour les approvisionner en ressources diverses. Nous l’avions vu au loin à Bora Bora depuis notre motu mais aussi en jet ski mais là nous l’approcher de très près car il est amarré au port. Ce n’est pas tant le bateau qui est intéressant à voir mais le symbole qu’il représente pour la Polynésie. Petite cerise sur le gâteau, au loin on aperçoit l’Aranui V qui est son successeur.
Pendant notre balade, nous ferons connaissance avec jeune polynésien, « Manuali » il me semble. Il nous a raconté un peu sa vie à Papette, l’image qu’il a de la France, de la peur qu’instaure le terrorisme jusqu’ici à travers les médias. Il m’a même demandé mon Face. C’est comme ça qu’ils appellent Facebook ici. Il nous a bien fait rire mais maintenant, il faut qu’on retourne à l’hôtel pour récupérer notre voiture du jour.
Le responsable d’EcoCar est déjà là avec une Fiat 500, comme la dernière fois. Mais rouge cette fois-ci, et en boite manuelle. Pour la restitution, nous nous sommes mis d’accord pour la ramène à l’agence directement et ils nous déposeront à l’aéroport. C’est donc parti pour une journée de voiture ! Nous récupèrerons nos valises ce soir à l’hôtel qui les gardera en lieu sûre durant la journée.
Notre première destination est le musée de Tahiti qui se situe en bas de Papeete. C’est sur la route que nous nous rendons compte sur l’île, les sites touristiques ne sont pas indiqués dans les deux sens de la route. C’est comme ça que nous manquerons la sortie pour cette première visite de la journée. Nous finirons tout de même par trouver le musée.
En ce moment, il y a une exposition sur les tikis. C’est plutôt intéressant d’apprendre, par exemple, qu’on ne sait pas grand-chose sur les tikis mais comme en France, quand on ne sait pas grand grand-chose sur un sujet, on trouve toujours beaucoup de chose à raconter. Donc ici, c’est pareil, on explique qu’on ne sait presque rien sur les tikis et on fait beaucoup de suppositions. Finalement, C’est comme pour les statues de l’île de Pâques. Le mystère demeure et comme il y a des pièces qui proviennent de collectionneurs privés ET qu’il va y avoir un livre sur l’exposition, il n’est pas autorisé de prendre des photos. Dommage car c’était intéressant.

Pour le reste du musée, même si c’est la journée du patrimoine, il n’y a vraiment rien d’intéressant à voir. Nous partons donc dans l’autre sens sue l’île pour nous rendre au Trou du Souffleur et voir un peu à quoi ça ressemble. ET là encore, les panneaux ne sont pas présents dans notre sens de circulation, tout comme pour les Trois Cascades que nous irons voir juste après.
Le Trou du Souffleur est une belle curiosité à voir. Il se situe directement, ou presque, sur la falaise et en ce moment, avec la houle qu’il y a, ça remue ! On trouve donc ici un trou qui, au grès des vagues, se met à soufflet de l’air et un peu d’embrun. C’est assez étonnant, d’autant plus qu’on ne voit pas où mène ce trou. Nous avons essayé de trouver mais sans succès.
La pluie s’étant invité aujourd’hui, on ne traine pas trop dehors et rentrons dans la voiture, direction les trois cascades qui se trouvent à une minute, si on se retourne sur la route pour voir le panneau… Du nous demanderons notre chemin deux jeunes filles.
La route qu’il faut emprunter ne m’inspire pas forcément confiance car elle est défoncée et il n’y a que des vieilles maisons et les chiens aboient et courent après la voiture. On ne se demande bien où on va tomber !
Un peu plus loin, ça se calme et on aperçoit une première cascade. Celle-ci est plutôt sympa à voir et la seconde ressemble un peu aux cascades que l’on peut voir dans les Pyrénées, tout en longueur. La cascade la plus intéressante se trouve au bout de la route, après un parking où trois personnes âgées vendent des fruits (on se demande bien à qui…) et jouent de la musique entre elles. Cette fois-ci, la cascade est très grande et la pluie qui tombe n’arrête en rien l’envie de s’en approcher. La source est vraiment haute. Avec du soleil, je suis certain que cela donnerait de superbes photos. Nous faisons nos sandwichs dans la voiture. Au prix que nous avons payé les ingrédients pour un sandwich classique plus nos boissons au supermarché, on se rend vite compte entre les prix de la France et de la Polynésie ! Comme il nous restait de quoi manger et au lieu de les jeter, je suis allé apporter le fromage qu’il me restait aux personnes âgées, qui étaient bien contentes sur le coup.
Une fois rassasiés, nous voilà partis pour la presque-île, pour voir l’autre côté que nous n’avions pas pu voir lors de notre première visite. Je trouve que le côté Nord est moins intéressant et la route est plus fatigante car la vitesse y est limitée à 60km/h.
Une fois à la presque-île, nous avons encore une fois raté un panneau qui n’existait pas dans sens de route alors nous en avons profité pour aller jusqu’à Tautira qui marque la fin de la route. Dans le sens du retour, nous avons bien vu le panneau que nous cherchions, à savoir le Plateau de Taravao. Vu la puissance de notre voiture, je me demandais si nous arriverions en haut malgré la route bien faite mais la voiture a tenu bon.
Le paysage ici change du tout au tout. Fini les palmiers. Place aux prairies et aux vaches (de toutes les races je pense). Tout en haut, il y a une très belle vue qui nous montre les lagons de chaque côté de l’île et le passage qui relie l’île à la presque-île. Par beau temps, ça doit être très beau !
Se rendre à tous ces sites prend beaucoup de temps et nous devons passer à l’hôtel avant de rendre à la voiture avant 18H donc nous reprenons la route, mais cette fois-ci, par le sud de Tahiti. Petit pincement au cœur quand je vois le panneau Teahupoo car nous n’avons pas, à mon grand regret, le temps d’y retourner.
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons pour voir le musée Gauguin mais il est en rénovation, depuis deux ans maintenant. Visiblement, il n’est pas prêt de rouvrir. Juste à côté se trouve la Jardin Botanique où se trouve deux tortues des Galápagos. Etant donné l’amour que Mélanie a pour les tortues, on ne peut pas passer à côté sans aller les voir. L’entrée est payante et autant dire que pour celui que les plantes laissent indifférent, le jardin ne présente que peu d’intérêt, bien qu’il soit très bien entretenu.
Les deux tortues, un mâle et une femelle ont 180 et 200 ans. Elles ne bougent pas vraiment vu leur âge. Nous discuterons un peu avec la gardienne du jardin qui a une nouvelle fois une image bien trop positive de la France. Je ne comprends pas ce qui leur fait penser que la France est le Paradis. Je veux bien comprendre qu’ils peuvent s’ennuyer sur leur île mais ils ont tellement d’autres richesses que nous n’avons pas ou plus que je ne peux que leur conseiller de garder leur style de vie.
Cette fois-ci, nous rentrons à l’hôtel nous changer rapidement et récupérer nos valises. Ensuite, directement Ecocar pour restituer le véhicule et ils nous déposeront à l’aéroport ou nous attendent cinq heures d’attente…
Heureusement, il y a des places à des tables pour d’assoir mais quand je vois encore ici le manque de savoir vivre des touristes américains, du moins une bonne partie, je vais vraiment finir par en faire une allergie.
C’est en tout cas ainsi que s’achève notre séjour en Polynésie, la tête pleine de souvenirs, de belles rencontres en tout genre et surtout une forte envie de revenir !!

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